Picoti http://www.picoti-magazine.com Mon, 16 Oct 2017 07:29:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.2 Les perturbateurs endocriniens http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/les-perturbateurs-endocriniens http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/les-perturbateurs-endocriniens#respond Mon, 18 Sep 2017 08:00:30 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1261 Phtalates, bisphénol A, parabènes… Les perturbateurs endocriniens sont partout, autour de bébé, et soulèvent de nombreuses interrogations ! Que sont-ils vraiment ? Quel est leur impact sur la santé et le développement des tout-petits ? Comment s’en protéger ? La spécialiste Patricia Bartaire nous éclaire en dix questions-réponses.

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1- Qu’appelle-t-on « perturbateurs endocriniens » ?

Ce terme désigne les composés libérés dans l’environnement par les activités humaines et capables de dérégler le système endocrinien des animaux et des Hommes (c’est-à-dire l’ensemble des glandes qui sécrètent des hormones dans l’organisme, comme la thyroïde, le pancréas, les ovaires, les testicules, etc.).

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2- Où se cachent-ils dans le quotidien des bébés ?

Un peu partout ! On en trouve dans les aliments (car les pesticides, les herbicides et les fongicides sont des perturbateurs endocriniens), dans certains plastiques (les jouets, les contenants alimentaires, les biberons…), dans certains meubles (notamment dans les solvants et les colles des meubles en contreplaqué, en aggloméré et en fibres de bois). On en trouve également dans les cosmétiques et dans les couches.

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3- Comment passent-ils dans l’organisme ?

Les perturbateurs endocriniens, sous forme de minuscules molécules, passent par notre peau si nous sommes en contact avec eux, par notre intestin si nous les ingérons ou par nos poumons si nous les respirons.

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4- Comment perturbent-ils le fonctionnement du corps ?

Même en très petite quantité, les perturbateurs endocriniens interagissent avec notre système hormonal. Ils peuvent bloquer son fonctionnement normal, en prenant la place des hormones dans l’organisme, en les imitant, en les modifiant ou en empêchant leur action. Cela peut avoir un impact négatif sur certaines fonctions de l’organisme comme la croissance, le développement sexuel, le développement cérébral, la reproduction…

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5- Les perturbateurs endocriniens peuvent-ils causer des cas de puberté précoce chez l’enfant ?

Plusieurs études scientifiques montrent en effet qu’ils peuvent être en cause dans le développement de certaines pubertés précoces (développement des seins avant 8 ans chez la fille ou modification des testicules avant 9 ans chez le garçon). Toutefois, il existe plusieurs causes possibles lorsqu’une puberté précoce apparaît : un bilan médical est toujours nécessaire !

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6- Quel est leur impact sur le développement du cerveau des bébés ?

Il y a, pour l’instant, moins d’études disponibles pour connaître exactement l’impact des perturbateurs endocriniens sur le développement du cerveau des enfants, mais il est possible que cela favorise l’hyperactivité, certaines anomalies du comportement alimentaire, une diminution du QI et des troubles de la communication. Des études sont en cours et d’autres doivent être menées prochainement pour pouvoir répondre plus précisément à cette question.

7- À quel âge est-on particulièrement vulnérable ?

À tous les âges, et particulièrement pendant la vie fœtale !

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8- Pourquoi parle-t-on d’« effet cocktail » ?

Parce que nous vivons actuellement dans un environnement qui contient de très nombreux perturbateurs endocriniens, souvent en petite dose mais qui s’accumulent dans notre organisme. Ces différents perturbateurs endocriniens, lorsqu’ils se retrouvent ensemble, peuvent avoir des actions qui se potentialisent les unes avec les autres : c’est ce qu’on appelle l’ « effet cocktail ».

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9- Quelle est la réglementation actuelle en France, concernant les perturbateurs endocriniens ?

La réglementation française ne cesse d’évoluer à ce sujet, mais assez lentement en raison des enjeux économiques qui y sont associés. On peut néanmoins noter que, depuis 2014, la présence de bisphénol A est interdite dans les objets destinés aux enfants de moins de 3 ans et que, depuis 2017, l’utilisation des produits phytosanitaires (pesticides, herbicides, etc.) est interdite dans les lieux collectifs. La vente des produits phytosanitaires (comme le Roundup par exemple) doit être interdite en 2019 dans les magasins accessibles au public. La réglementation au sein de la Commission Européenne est également très lente et largement insuffisante aujourd’hui.

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10- Quels bons réflexes les parents peuvent-ils adopter pour protéger leurs enfants des perturbateurs endocriniens ?

Le premier réflexe est de se renseigner régulièrement sur le sujet pour connaître les résultats des nouvelles études au fur et à mesure. Il y a aussi quelques bons gestes à adopter pour limiter la présence de perturbateurs endocriniens dans l’environnement proche de son enfant. Pour l’alimentation par exemple, je conseille de choisir des produits issus de l’agriculture biologique sans traitement phytosanitaire et, lorsque ce n’est pas possible, d’éplucher largement les fruits et légumes. Evitez les produits alimentaires transformés et préférez plutôt des produits bruts à préparer soi-même. Les contenants alimentaires en plastique sont également à éviter et, surtout, ne les utilisez pas pour contenir des aliments à chauffer ! Privilégiez les plats et les biberons en verre ou en inox, qui restent stables à la chaleur. Pour la chambre de l’enfant, je conseille de choisir des meubles en bois massif ou des meubles d’occasion dont les solvants et les colles se sont déjà en partie évaporées. De plus, faites attention au choix des peintures et revêtements, aérez la chambre de votre enfant régulièrement et limitez les jouets en plastique. Concernant les cosmétiques, il vaut mieux limiter leur usage au strict minimum et choisir des produits très simples avec peu d’ingrédients. Il est également possible de préparer soi-même certains cosmétiques avec des produits naturels.

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Pour aller plus loin sur le sujet des perturbateurs endocriniens : https://www.inserm.fr/layout/set/print/thematiques/sante-publique/dossiers-d-information/les-perturbateurs-endocriniens

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Le Dr Patricia Bartaire est pédiatre endocrinologue à Lille. Elle a répondu aux questions de Picoti en concertation avec l’association AFPEL (Association Française des Pédiatres Endocrinologues Libéraux).


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Dossier réalisé par Élise Rengot

Illustration : © Clothilde Delacroix

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Les repas de bébé http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/repas-de-bebe http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/repas-de-bebe#respond Tue, 29 Aug 2017 14:05:05 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1246 Petit pot ou purée « maison » ? Quelle quantité ? Quand commencer la diversification alimentaire ? Entre les contraintes du quotidien, les conseils de l’entourage et les recommandations des pédiatres en constante évolution, difficile de trouver le menu idéal pour bébé ! Picoti vous aide à y voir plus clair…

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Ces dernières années, l’alimentation des bébés a évolué en même temps que la société. « Les parents travaillent de plus en plus et consacrent moins de temps à la cuisine, constate la nutritionniste Manon Mounier. Ils ont tendance à donner aux tout-petits des produits alimentaires industriels. » Et, après tout, pourquoi pas ?

Des petits pots de bonne qualité

Les spécialistes améliorent chaque jour leur connaissance des apports alimentaires nécessaires à la bonne croissance des bébés. Les industriels ont su tenir compte de ces avancées et adapter la composition de leurs produits. Par exemple, les nutritionnistes ont constaté au début des années 2000 que le régime alimentaire des bébés était globalement trop riche en protides : depuis, les petits pots en contiennent moins. Ils sont aussi enrichis en vitamines et en oligo-éléments afin de prévenir le rachitisme et l’anémie. « Pour répondre à la demande des parents, qui souhaitent que leur bébé mange équilibré, les industriels ont créé de nouvelles gammes avec des produits plus sains et plus variés », précise Manon Mounier. Résultat ? Les petits pots sont aujourd’hui tout à fait adaptés. De plus, ce sont les produits les plus contrôlés de l’industrie agro-alimentaire.

Le choix du lait en poudre

Les laits en poudre industriels sont également de très bonne qualité. Depuis leur invention au début du xxe siècle, leurs formules n’ont cessé de se perfectionner. Les mères ne voulant ou ne pouvant pas allaiter disposent donc de produits qui, s’ils ne peuvent prétendre remplacer le lait maternel, sont au moins d’excellents substituts. Il faut toutefois choisir avec attention, en fonction des composants, celui qui conviendra le mieux à bébé et éviter de changer de marque trop fréquemment.

Non aux mauvaises habitudes !

Attention aux produits industriels non expressément destinés aux bébés ! Il peut être tentant d’en donner à son tout-petit mais ils sont trop riches en graisses et en glucides pour lui. D’autres mauvaises habitudes doivent être évitées, comme saler ses plats : en effet, les reins d’un bébé ne sont pas assez matures pour excréter le surplus de sodium.

La façon de prendre le repas a aussi son importance. « Dans beaucoup de familles, le repas est pris devant la télé, sans communication et bien trop rapidement, souligne Manon Mounier. Non seulement la digestion ne peut pas se faire correctement dans ces conditions mais, en plus, cela fait perdre aux tout-petits la conscience de ce qu’ils mangent. Ils ne distinguent plus vraiment les ‘bons’ aliments des ‘moins bons’ ». Ils développent alors une préférence pour les aliments gras et sucrés, ce qui explique en partie l’augmentation de l’obésité infantile depuis une quinzaine d’années. « Les enfants ont aussi souvent un libre-accès à la nourriture, ce qui n’arrange rien, ajoute Manon Mounier. Les parents doivent veiller à leur donner les quantités adéquates en fonction de leur âge. »

Une multiplication des allergies alimentaires ?

Voilà un autre sujet qui inquiète les parents : les allergies, dont les cas semblent actuellement en hausse. « En fait, ce n’est pas le nombre d’allergies qui augmente mais celui des cas dépistés, rectifie Manon Mounier. Les pédiatres et les parents portent une plus grande attention au bien-être du bébé et ils détectent plus facilement ses allergies. »

Pour diminuer le risque, les spécialistes des années 2000 conseillaient de retarder au-delà de 6 mois l’introduction de certains aliments comme le céleri, le poisson ou les œufs. Selon de nouvelles recommandations, validées en 2009 par l’ESPGHAN (Société européenne de gastro-entérologie, hépatologie et nutrition pédiatriques), le contact avec les allergènes ne doit en fait avoir lieu ni trop tôt… ni trop tard ! Manon Mounier confirme : « Il est désormais conseillé de commencer la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois, tout en tenant compte d’un éventuel terrain allergique familial. » Plus précisément, il s’agit d’introduire les légumes et les fruits entre 4 et 5 mois, puis la viande, le poisson et les œufs à partir de 5 mois. Le lait de vache, quant à lui, ne doit pas être introduit avant 1 an.

En cas de doute…

Pas facile, pour les parents, de maîtriser toutes les subtilités de la nutrition infantile ! Heureusement, les nutritionnistes sont là pour répondre aux questions. Leurs connaissances sont de plus en plus poussées et, pour une meilleure prise en charge, ils sont aujourd’hui aussi formés en psychologie pédiatrique. Manon Mounier reçoit régulièrement des parents de tout-petits en consultation. « Ils sont souvent désemparés, mais je peux les aider pour la diversification alimentaire ou en cas d’allergie du bébé », rassure la spécialiste.

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Du bio pour bébé

Aujourd’hui, les produits bio pour bébés ne manquent pas ! Ils présentent certains avantages : des saveurs originales, une plus forte teneur en vitamines et en antioxydants et un meilleur respect de l’environnement. Les petits pots classiques, eux aussi soumis à une réglementation exigeante, ne sont pas moins sûrs : bio ou non, ils ne contiennent ni colorants, ni conservateurs, ni édulcorants, ni OGM et leur taux de pesticides est proche de zéro. En revanche, si vous cuisinez vous-même les repas de bébé, choisissez des ingrédients bio : les ingrédients classiques, pas spécifiquement destinés aux bébés, renferment toujours plus de polluants !


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Manon Mounier est nutritionniste et diététicienne, spécialiste dans la prise en charge de l’obésité de l’enfant et de l’adolescent. Elle travaille dans un cabinet pédiatrique à Carpentras.

 


Dossier réalisé par Elise Rengot.

Illustration : © Laurent Simon

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La pudeur de bébé http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/pudeur-de-bebe http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/pudeur-de-bebe#respond Tue, 18 Jul 2017 08:00:20 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1229 En plein été, il est souvent tentant de laisser bébé tout nu, à la plage ou quand il joue à l’eau dans le jardin. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? La psychiatre Marie-Noëlle Clément répond à toutes nos questions sur la pudeur des tout-petits.

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Les bébés sont-ils indifférents à la nudité ?

Marie-Noëlle Clément : Oui ! Avant 2 ans, l’enfant ne perçoit pas visuellement la différence entre les formes : il n’a pas le sens du volume, de la comparaison, au moins lorsqu’il use de ses yeux. Il ne réalise pas la différence entre les organes sexuels et reste donc indifférent à sa nudité comme à celle des autres. À la plage, il peut se déshabiller spontanément et refuser de mettre un maillot de bain par exemple. Il ne sera pas gêné si quelqu’un le voit nu ou s’il voit une personne nue.

 

Quand la pudeur apparaît-elle chez l’enfant ?

M.-N. C. : La pudeur apparaît vers 2 ou 3 ans, quand l’enfant commence à distinguer ce qui est similaire et ce qui est dissemblable. Il observe les corps et prend conscience de la différence anatomique entre fille et garçon et de son appartenance à l’un ou l’autre sexe. L’enfant commence alors à éprouver de la gêne à être vu nu ou à voir les autres nus. La pudeur peut se manifester plus tôt et plus fort chez certains tout-petits : cela dépend de la personnalité, mais aussi du contexte familial. Un enfant très pudique peut, en effet, relayer des inquiétudes ou des habitudes familiales marquées par la pudeur, voire la pruderie. Il peut aussi manifester par là la gêne que lui inspire la nudité de ses parents, s’ils ont pour habitude d’être souvent nus dans la vie quotidienne. D’autres enfants peuvent, au contraire, se montrer moins pudiques : ils se sentent entravés par les vêtements, parfois pour des raisons physiologiques (une sensibilité plus importante du contact de la peau avec les textiles) et l’absence d’habits les libère !

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Comment réagir face à la pudeur de son tout-petit ?

M.-N. C. : Il convient de toujours respecter le sentiment de pudeur que l’enfant peut manifester. Corps et émotions sont indissociables et il sera difficile d’apprendre à un enfant que son corps lui appartient, si on se montre soi-même nu devant lui ou si l’on ne respecte pas son souhait de s’habiller et se déshabiller à l’abri des regards. C’est aussi l’occasion de lui expliquer que personne n’a le droit de toucher ou de regarder son corps s’il n’est pas d’accord.

 

L’été, peut-on laisser bébé sans maillot de bain à la plage ?

M.-N. C. : Être tout nu ne gênera pas le bébé de moins de 2 ou 3 ans. Toutefois, en tant que parents, nous devons aussi être attentifs aux réactions que peut susciter la nudité de son enfant dans un espace public. Elle n’indiffère pas forcément tous les adultes et leurs regards sur l’enfant peuvent être perturbants pour lui.

 

Et dans un endroit privé ?

M.-N. C. : L’espace familial est perçu comme plus protecteur. Pourtant, les gestes et comportements déplacés à l’égard des enfants surviennent le plus souvent dans l’intimité familiale ! Cela nous oblige donc aussi à nous questionner sur la manière la plus adéquate de les protéger, sachant que le corps de l’enfant n’est pas une donnée neutre et que certains adultes en sont plus troublés que d’autres. Par ailleurs, le vêtement est aussi un code social : il y a une convention à ce que les organes sexuels soient cachés, même dans l’intimité familiale. L’utilisation du vêtement entre donc en jeu dans le processus de socialisation de l’enfant. C’est pourquoi la nudité doit rester l’exception plutôt que la règle, même à la maison.

 

La pudeur s’apprend-elle ?

M.-N. C. : Oui ! La meilleure façon d’apprendre la pudeur à un enfant est d’en témoigner soi-même, en tant que parent, dans sa vie de tous les jours. Il y a des espaces où il faut être habillé et des espaces où l’on peut être nu, comme la salle de bains, les toilettes ou sa chambre. Les parents doivent apprendre aux tout-petits cette géographie domestique, qui ne va pas de soi. Ils doivent leur expliquer que, quand on est nu, il est bon d’être seul. Cela implique de leur donner la possibilité d’une intimité, en leur permettant de fermer la porte de la salle de bains ou des toilettes et, plus tard, en munissant ces portes d’un petit verrou qui leur évite d’être surpris par l’entrée de quelqu’un (ou d’entrer lorsque son père et sa mère sont dans la salle de bains ou dans l’intimité de leur chambre).

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Encadré : Une évolution des mentalités

Les tout-petits sont de moins en moins nombreux à échapper au maillot de bain, l’été, sur les plages. « La prise de conscience de la pédophilie, via sa pénalisation systématique, a beaucoup joué dans cette évolution, explique Marie-Noëlle Clément. On a longtemps dénié le pouvoir attractif du corps de l’enfant pour les adultes, puis on a dénié les ravages produits sur les enfants par le regard désirant de certains adultes. Depuis quelques années, le traitement judiciaire de ces affaires et leur médiatisation ne permettent plus de les ignorer. Les parents sont donc plus attentifs d’une part à protéger le corps de leurs enfants des regards des adultes et d’autre part à éduquer leurs enfants à se mieux protéger. »

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.Marie-Noëlle Clément est psychiatre, psychothérapeute, directrice de l’hôpital de jour pour enfants du CEREP-PHYMENTIN, à Paris (10e). Elle est aussi l’auteur de Comment te dire ? Savoir parler aux tout-petits (éditions Philippe Duval).

 


Dossier réalisé par Elise Rengot

Illustration : © Clothilde Delacroix

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Jouer à l’eau avec bébé http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/jouer-a-leau-bebe http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/jouer-a-leau-bebe#respond Sun, 18 Jun 2017 09:00:07 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1180 À la plage, à la piscine ou à la maison, les jeux aquatiques sont incontournables, l’été. Perrine Alliod, professeur d’aquayoga et d’éveil aquatique, nous explique comment se servir de l’eau pour relaxer bébé et lui proposer des activités à la fois ludiques et éducatives.

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Qu’est-ce que l’aquayoga ?

Perrine Alliod : C’est une technique de relaxation dans l’eau que j’ai apprise avec l’anthropologue Françoise Freedman (également professeur de yoga). Elle a beaucoup voyagé – au Pérou notamment – et s’est inspirée des pratiques des peuples amazoniens auprès des femmes enceintes et des bébés pour développer l’aquayoga. Il s’agit, par exemple, de se laisser flotter et bercer avec son bébé sur le ventre. Pour le tout-petit, l’eau est particulièrement adaptée à la détente, car il y retrouve des sensations intra-utérines apaisantes. L’aquayoga concerne autant le bébé que le parent qui l’accompagne : l’adulte doit lui-même être tout à fait détendu pour que le tout-petit puisse se relaxer.

Quels sont les jeux d’eau qui éveillent bébé ?

P. A. : Les possibilités d’activités sont nombreuses et variées. Et, l’eau faisant partie de notre quotidien, elles sont toutes très simples à organiser ! Jouer dans le bain ou avec des glaçons, éclabousser, regarder la pluie, sauter dans les flaques, marcher dans les vagues, arroser les plantes… Cela nous parait anodin mais ce sont en fait des expériences très intéressantes pour un bébé. Elles lui permettent de faire ses propres découvertes sensorielles, par exemple de tester le chaud, le froid, le lisse, le fluide, le dur… On peut également s’inspirer des activités Montessori pour lui proposer des jeux d’eau développant sa motricité, comme créer des bouteilles colorées, préparer des sorbets ou « peindre » la terrasse avec de l’eau.

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En quoi l’eau permet-elle au bébé de prendre conscience de son corps ?

P. A. : Nous, adultes, ne faisons presque jamais attention à l’eau que l’on a sur les mains ou le corps. On ne se rend pas compte que c’est un peu comme une pâte à modeler : elle peut être dure quand on tape dessus, opposer de la résistance ou alors être douce et fluide. Le bébé ressent tout cela bien plus que nous ! Pour lui, se faire bercer dans l’eau est comme un massage. L’eau devient ainsi un outil pour faire découvrir au bébé son corps et différentes sensations.

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En quoi les jeux d’eau donnent-ils au bébé confiance en lui ?

P. A. : Quand on propose ce type d’activités au tout-petit, l’idée n’est pas de lui dire ce qu’il doit faire mais plutôt de le laisser expérimenter à son rythme. C’est d’ailleurs pour cela que je n’indique pas d’âge pour les activités que je propose dans mon livre. Si l’eau effraie un peu le bébé, on peut le rassurer, sans le forcer, notamment par le jeu. Peu à peu, il va se familiariser avec l’eau, développer ses compétences d’exploration et, par la même occasion, prendre confiance en lui. L’enjeu est aussi, parfois, de donner confiance en eux aux parents. Certains n’aiment pas l’eau ou sont inquiets : ils ont besoin de temps et de jeux avec leur tout-petit pour sentir comment il réagit dans l’eau et, peu à peu, perdre leurs inquiétudes. L’important est qu’au final, parent et enfant prennent du plaisir à jouer ensemble.

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Perrine Alliod vous propose 4 activités autour de l’eau !

     Au bain – LE SPA

Plongez progressivement bébé dans son bain puis bercez-le doucement, au rythme de votre respiration. L’eau va le masser, l’envelopper et le caresser. Pour encore plus de détente, laissez couler un filet d’eau à 37°C sur sa tête, jusqu’entre les sourcils. 

     A la maison – L’EPONGE

Donnez deux bols à bébé, l’un étant rempli d’eau. Montrez-lui comment utiliser une éponge pour faire passer l’eau d’un bol à l’autre. Les jeux de transvasement de ce type font travailler la motricité fine, l’autonomie et la concentration.

     A la plage – PETITE VAGUELETTE

Installez bébé assis sur le sable face à la mer. Juste avant que les vagues viennent lui chatouiller les pieds, proposez-lui de replier ses jambes pour que l’eau ne les atteigne pas. Rires garantis !

     A la piscine – BALLONS D’EAU

Remplissez des ballons gonflables avec de l’eau. Ça bouge, ça tremble, c’est mou : bébé va devoir mobiliser beaucoup de concentration et d’agilité pour s’amuser à les transporter !

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Pour jouer en toute sécurité…

  •  Lors des activités, ne laissez jamais bébé sans surveillance, même dans quelques centimètres d’eau.
  •  Vérifiez la température de l’eau : elle doit être comprise entre 32 et 37°C.
  • Lors des jeux avec des glaçons, veillez à ce qu’ils ne brûlent pas votre tout-petit et à ce qu’il ne puisse pas les avaler.
  • Dans l’eau, pensez à la position de sécurité : votre main dominante sous les fesses de bébé, l’autre main passant sous sa poitrine et encerclant, sans serrer, son bras opposé.
  • Sur la plage ou à la piscine, veillez à ce que bébé soit toujours équipé de ses brassards.

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Perrine Alliod est sophrologue, professeur de yoga, d’aquayoga et d’éveil aquatique pour bébés. Elle est aussi l’auteur de 100 activités autour de l’eau pour relaxer et éveiller bébé (Nathan), d’où sont tirées les activités proposées dans ce dossier.

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Dossier réalisé par Elise Rengot

Illustrations : © Laurent Simon

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Quand bébé dit non ! http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/bebe-dit-non http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/bebe-dit-non#respond Thu, 18 May 2017 08:00:59 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1137 Comme Ferdinon, le nouveau héros de Picoti, votre bébé est devenu un brin rebelle ? Rien d’inquiétant, c’est simplement que votre petit agneau est en pleine phase d’opposition. La psychologue Léa Ifergan-Rey nous parle de ce passage obligé, qui permet à votre bébé de s’affirmer et de grandir !

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Qu’est-ce que la phase d’opposition ?

Léa Ifergan-Rey : C’est une période de la petite enfance, qui commence généralement vers 18 mois et se termine vers l’âge de 3 ou 4 ans, pendant laquelle le mot préféré de l’enfant est « non ». Il refuse d’obéir, boude volontiers et se met à édicter des interdits aux adultes et même à ses peluches et à ses poupées. Systématiquement, qu’il s’agisse de contraintes (aller au bain, sortir du manège, etc.) ou de ses activités favorites, c’est non ! Il refusera son histoire préférée ou fera la grève de la faim devant un plat qu’il adore.

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Pourquoi le tout-petit se met-il à dire non ?

Léa Ifergan-Rey : Pour comprendre les enjeux qui se cachent derrière la phase d’opposition, il faudrait remplacer « non » par « moi » et appeler cette période la phase « d’affirmation ». Pour l’enfant, dire non est l’un des premiers moyens de s’affirmer face à ses parents et d’exister indépendamment d’eux. Vers 18 mois, il commence à prendre conscience de son identité et du fait que ses désirs ne sont pas les mêmes que ceux de ses parents. Il s’oppose alors à eux, provoquant une réaction désagréable pour lui : ils vont se fâcher, rouspéter, punir… L’enfant s’assure ainsi qu’il est différent d’eux. S’il disait oui et allait dans le sens de leurs désirs, il aurait l’impression, au contraire, d’être confondu avec eux.

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La phase d’opposition est-elle normale ?

Léa Ifergan-Rey : Oui ! Pratiquement tous les enfants la traversent. Pour certains, elle dure quelques semaines, pour d’autres quelques années, avec différents degrés d’intensité. Cette phase est certes contrariante pour les parents, mais elle est aussi rassurante : ce stade du développement est universel et sain. L’enfant est en train d’affirmer ses désirs, sa personnalité, et se rend compte qu’il a des pensées qui lui sont propres. C’est le signe qu’il se construit psychologiquement, qu’il grandit et qu’il s’autonomise.

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Comment réagir, en tant que parents, à la phase d’opposition ?

Léa Ifergan-Rey : Il s’agit d’interpréter judicieusement les « non » de l’enfant. Les parents accepteront un « non » authentique, qui témoigne de ce qu’il ne veut pas. Le « non » systématique, qui correspond à la phase d’opposition, traduit quant à lui une interpellation de ses parents. Il signifie : « Moi je pense que non, et toi ? » Inconsciemment, l’enfant attend une réponse, favorable ou non, et réclame ainsi un cadre et des limites. Les parents doivent déterminer les sujets sur lesquels ils seront intransigeants et ceux sur lesquels ils seront plus souples, et trouver des solutions « gagnant-gagnant ». Par exemple, si l’enfant refuse de sortir du bain parce qu’il a envie de jouer, il est possible de s’adapter et de le laisser encore 5 minutes (une seule fois évidemment). En revanche, il est hors de question qu’il ne donne pas la main pour traverser ou ne se lave pas les dents avant d’aller se coucher (santé et sécurité ne se discutent pas). Plus l’enfant sera agité, plus les parents devront adopter une posture puissante, confiante, ferme et calme. Ils veilleront à ne pas transformer l’opposition en débat avec l’enfant, car celui-ci ne doit pas avoir l’impression d’être un interlocuteur symétrique aux parents. On pourrait imaginer la réaction d’un éléphant face à une fourmi : il est fort, calme et tranquille. Ils transmettront ainsi leurs règles et établiront un cadre structurant et sécurisant pour l’enfant.

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Peut-on devancer le « non »?

Léa Ifergan-Rey : Il est sain que l’enfant dise non, mais on peut éviter que cela dégénère en crise. Les parents peuvent annoncer le déroulement d’une activité (par exemple, dire d’avance le nombre de tours de manège que l’enfant pourra faire, puis les décompter jusqu’au dernier). Les parents peuvent également permettre à leur tout-petit de s’affirmer en lui proposant deux options. Ces choix « contrôlés » lui donnent l’occasion d’acquérir une certaine autonomie et de s’approprier ses goûts, tout en restant sous la vigilance de ses parents. On veillera aussi à éviter les questions du type : « Tu veux bien me donner la main pour traverser ? » On ne doit jamais donner la possibilité à l’enfant de s’opposer sur ce qui est obligatoire pour lui.

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La phase d’opposition est souvent une étape difficile à vivre pour les parents. Comment les soutenir ?

Léa Ifergan-Rey : La phase d’opposition questionne beaucoup les parents, notamment sur leur propre capacité à s’affirmer vis-à-vis des autres. De plus, ce n’est pas toujours facile de se restreindre soi-même, de se frustrer (de ne prendre qu’un chocolat ou de ne regarder qu’un épisode de la série par exemple !). Tenir sa position face à un tout-petit en pleine phase d’opposition et rester convaincu du bien-fondé de cette posture est tout aussi difficile. Mais courage ! Rappelons-nous que c’est pour aider l’enfant à bien grandir et à être heureux plus tard que l’on doit honorer ce rendez-vous de son développement.

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Léa Ifergan-Rey est psychologue clinicienne à Paris. La guidance parentale est l’une de ses spécialités : elle accompagne et soutient des parents qui rencontrent des difficultés éducatives ou familiales.

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Dossier réalisé par : Elise Rengot

Illustrations : © Clothilde Delacroix

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Coucou-caché : plus qu’un jeu pour bébé ! http://www.picoti-magazine.com/blog/coucou-cache-plus-quun-jeu-bebe http://www.picoti-magazine.com/blog/coucou-cache-plus-quun-jeu-bebe#respond Tue, 18 Apr 2017 09:00:00 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1100 À Picoti, nous savons que les bébés adorent jouer à coucou-caché. Pourtant, ce n’est pas seulement pour le plaisir de nos petits lecteurs que nous y consacrons une rubrique chaque mois ! C’est aussi parce que, répété à l’envi, ce jeu d’apparence si anodine est essentiel pour leur développement. Explications de la psychologue Sophie Marinopoulos.

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Quel est l’intérêt du coucou-caché pour bébé ? 

Sophie Marinopoulos : C’est un jeu qui fait grandir, rien de moins ! Quand on joue à coucou-caché avec un tout-petit, on ne fait pas que l’occuper ou l’amuser : on est pleinement acteur de son développement. Les parents ne mesurent pas toujours à quel point ce jeu, apparemment tout simple, aide leur bébé à faire des liens entre lui et le monde qui l’entoure, et à se construire psychologiquement. Le coucou-caché prend tout son sens à partir de 12-18 mois : cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas y jouer avant, mais c’est à partir de cet âge que l’enfant commence à acquérir, grâce au coucou-caché, la notion de permanence de l’objet. Il comprend que le jouet ou la personne qu’il ne voit pas ne disparaissent pas pour autant. Petit à petit, sa représentation mentale se met en place et l’enfant sait de mieux en mieux garder l’idée de l’autre en lui, quand cet autre n’est pas là.

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En quoi cela l’aide-t-il à devenir plus autonome ?

S. M. : En se cachant les yeux, le tout-petit expérimente la « disparition » des objets… mais aussi, dès qu’il se sent assez courageux pour cela, de ses parents. La question de savoir si Papa et Maman existent toujours quand il ne les voit plus est centrale dans le développement du tout-petit. Le jeu de coucou-caché lui permet de se rassurer. Cette expérience fondatrice doit beaucoup se répéter pour que le bébé l’intériorise. Elle finit par lui donner la certitude qu’il ne perdra pas ses parents, l’assurance, par exemple, que quand il joue seul dans sa chambre, ses parents existent toujours dans la pièce d’à côté. Ainsi sécurisé, le tout-petit pourra devenir fort psychologiquement et dépasser ses angoisses de séparation, ce qui est indispensable pour bien grandir et devenir autonome.

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Pourquoi le coucou-caché fait-il rire les bébés ?

S. M. : C’est vrai que cela les fait beaucoup rire… mais pas au début ! Le bébé qui joue à coucou-caché pour la première fois est très craintif : son geste est mal assuré, son visage est un peu interrogateur, un peu inquiet. D’ailleurs, il commence souvent par mettre ses doigts en paravent, bien écartés devant ses yeux, pour ne perdre de vue que des petits « bouts » de ses parents. Peu à peu, il comprend que quand il ne les voit plus en entier, ils restent quand même entiers. L’enfant devient alors de plus en plus téméraire, jusqu’à oser perdre complètement de vue son papa ou sa maman… mais pas plus d’une seconde ! Il s’assure très vite qu’ils sont toujours là. Au fur et à mesure qu’il expérimente ce jeu, le bébé y prend de plus en plus de plaisir, car il le maîtrise de mieux en mieux. C’est seulement quand il réalise qu’on joue à ne pas se voir, et qu’on ne se perd pas en réalité, que le coucou-caché le fait éclater de rire.

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Si le coucou-caché inquiète le bébé au début, comment surmonte-t-il cette peur ?

S. M. : En procédant par étapes ! Souvent, vers 8 ou 9 mois, le bébé manipule des scratchs sur son tapis d’éveil : il les soulève pour voir l’image qu’il y a en dessous, puis les replace pour cacher l’image. Il expérimente d’autres jeux en parallèle : il cache un bout de sa main ou son visage en mettant un tissu sur sa tête, il dissimule son doudou dans son dos, etc. Le bébé passe aussi généralement par une autre étape préalable : le jeter-ramasser. Assis sur sa chaise haute, il est mis un peu à distance du corps de son parent et cette sensation est nouvelle pour lui. Il va alors jeter un objet au loin, que le parent va aller ramasser et lui rapporter. L’enfant va le faire et le refaire pour voir son parent s’éloigner et pour s’apercevoir qu’il a la capacité de le faire revenir près de lui à chaque fois. Il apprivoise cette première incertitude, sans perdre de vue son parent, et cela lui permet ensuite d’être assez courageux pour jouer à coucou-caché avec lui.

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Et le cache-cache ?

« C’est un jeu pour les plus grands, explique Sophie Marinopoulos. Avec le cache-cache, on se quitte spatialement et c’est une grande différence avec le coucou-caché. Il faut avoir au moins 3 ou 4 ans pour être capable de changer de pièce et de perdre complètement de vue son parent en sachant qu’il n’est pas juste à côté. » Un tout-petit entraîné dans une partie de cache-cache, par des frères et sœurs plus grands par exemple, pourrait donc être un peu effrayé. « Idem à la plage, ajoute la psychanalyste. Avant 3 ans, enterrer son bras dans le sable peut être assez impressionnant. Le tout-petit pourrait se mettre à pleurer, croyant que son bras a disparu ! »


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 Sophie Marinopoulos est psychologue et psychanalyste, spécialisée dans les questions de l’enfant et de la famille. Elle a fondé le service de Prévention et de Promotion de la Santé Psychique, à Nantes, ainsi que le lieu d’accueil parents-enfants « Les Pâtes au beurre ». Elle a écrit Dites-moi à quoi il joue, je vous dirai comment il va et Écoutez-moi grandir, aux éditions Les Liens qui Libèrent.


Dossier réalisé par Elise Rengot

Illustrations : © Laurent Simon

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Antonin Louchard fait rire les bébés ! http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/antonin-louchard-rire-bebes http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/antonin-louchard-rire-bebes#respond Sat, 18 Mar 2017 10:00:30 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1084 Antonin Louchard est auteur illustrateur de livres jeunesse depuis les années 90. Il a signé plus de 70 albums humoristiques, à destination des tout-petits, pour les faire rire mais aussi, surtout, pour les faire… lire ! Picoti a interviewé ce « militant de la lecture », qui compte bien faire aimer les livres aux enfants, dès le berceau !

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Comment êtes-vous devenu auteur illustrateur de livres jeunesse ?

Au début des années 90, j’étais journaliste à Science et Vie. Je travaillais avec des dessinateurs de presse et ce sont eux qui m’ont fait réaliser qu’on pouvait gagner sa vie en dessinant. J’y ai vu l’opportunité d’exercer une activité professionnelle plus en harmonie avec ce qui me passionne depuis toujours : le dessin et la peinture. J’ai donc commencé à dessiner pour des magazines et des journaux nationaux. J’ai ensuite contacté des éditeurs pour un projet personnel : Tête à classes, un album où la lecture devient un jeu. Au recto des pages, il y a des énigmes et, au verso, les solutions. À l’époque, mes enfants étaient petits et je trouvais amusant de faire un livre pour eux. Il a été publié par Albin Michel en 1993, et je ne savais pas encore que ce serait le premier d’une longue série !

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Quelle est votre source d’inspiration ?

Je m’inspire de la vie réelle, souvent de souvenirs de ma propre enfance ou de celle de mes enfants. Dans Je veux voler par exemple, je parle de l’absence du père. C’est une situation que tous les enfants connaissent (ne serait-ce que quand leur papa est au travail) et que la littérature pour tout-petits aborde pourtant assez peu. Les cagoules qui grattent, dont je parle dans Supercagoule, sont aussi un sujet assez « universel » ! Pour travailler, je me plonge souvent dans une sorte de rêverie. Je gribouille, plus que je ne prends de notes et, parfois, je puise mon inspiration dans mes dessins. Ainsi, pour Bouh !, je savais que je voulais faire un livre sur la peur et jouer sur les codes de ce registre. J’ai dessiné le personnage du petit fantôme, puis je me suis dit qu’avec la bouille qu’il avait, il ne pourrait jamais faire peur. C’est ainsi que l’idée est venue !

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Quelles sont vos techniques d’illustration ?

Dans l’atelier d’Antonin Louchard…

J’ai une prédilection pour la gouache, mais j’aime varier les techniques. D’ailleurs, dans l’imagier Tout un monde, que j’ai fait avec Katy Couprie, nous utilisons une trentaine de techniques différentes : dessin, peinture, photographie… Depuis quelques années, je travaille aussi beaucoup sur ordinateur. Je fais les traits directement sur ma tablette graphique, puis j’utilise un logiciel pour la couleur.

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Pourquoi voulez-vous faire rire les bébés dans vos albums ?

En fait, le rire n’est pas le but en soi. J’utilise l’humour comme une clé pour faire entrer les tout-petits dans la lecture. En leur présentant le livre comme un jouet dont on tourne les pages, comme quelque chose qui fait rire, on les familiarise avec ce support. Et s’ils aiment les livres dès leur petite enfance, ils auront le plaisir, une fois adulte, de découvrir les écrits de Flaubert ou de Proust. Je suis un militant de la lecture et, avec mes albums, je fais du prosélytisme !

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De quoi rient les tout-petits ?

Cela dépend des enfants ! Bébés, ils rient surtout du jeu de coucou-caché, avec une marionnette que l’adulte fait disparaître derrière son dos. Vers deux ans, les tout-petits comprennent que la marionnette n’a pas vraiment disparu et ils peuvent alors passer à un humour différent. Ils aiment beaucoup le comique de répétition. Avec les histoires en randonnée par exemple, on est sûr de les amuser ! Comme il ne faut pas qu’ils se perdent en route, je propose des images et des histoires simples, avec des microrebondissements. Mais je n’oublie jamais celui qui raconte l’histoire à l’enfant : j’essaie de rendre le livre drôle pour les petits et pour les grands, même s’ils ne rient pas des mêmes choses. Pour moi, un bon livre est un livre pour tout le monde.

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Avez-vous des projets de nouveaux livres ?

J’ai toujours des projets. Certains mettent 3 mois pour prendre forme, d’autres 10 ans. En ce moment, je prépare un gros « pavé » sur l’enfance. Ce sera un livre pour les bébés, qui mettra en scène à la fois l’enfant qui survit chez l’adulte et la vie d’adulte qui se manifeste déjà chez le tout-petit, par l’intermédiaire des jouets. J’ai déjà réalisé 150 images à la peinture acrylique… mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant !

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Antonin Louchard est auteur et illustrateur pour la jeunesse. Il a signé Supercagoule, Mon petit cœur, Bouh !, Le Pire livre pour apprendre le pot (Seuil Jeunesse), Cékicékapeté ?, Ceci est un livre, C’est la p’tite bête… (Thierry Magnier) et beaucoup d’autres albums pour les tout-petits. Il a créé la collection « Aux petits oignons » (Gallimard jeunesse), avec des livres interactifs à taper, à embrasser, à montrer… Il est également directeur de la collection « Tête de lard » (Thierry Magnier), qu’il a choisi de placer sous le signe de l’humour.


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Dossier réalisé par Elise Rengot

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Bébé et ses grands-parents http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/bebe-grands-parents http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/bebe-grands-parents#respond Sat, 18 Feb 2017 10:00:13 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1062 Le 5 mars, c’est la fête des grands-mères ! L’occasion pour Picoti de s’interroger sur les liens que bébé noue avec sa mamie et son papy : des liens forts, uniques, qu’Élyette Joubert connaît bien. Elle partage avec nous son expérience de vice-présidente de l’École des grands-parents européens et, surtout, de grand-mère investie.

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Qui sont les grands-parents d’aujourd’hui ?

Élyette Joubert : Des personnes actives ! Comme les gens font des enfants de plus en plus tard, les grands-parents d’aujourd’hui sont plus âgés qu’avant… mais ils font beaucoup plus jeunes. L’image de la vieille grand-mère qui reste à la maison et ne fait que lire des contes, c’est du passé ! Bien sûr, les grands-parents actuels lisent encore des histoires à leurs petits-enfants, mais ils font aussi plein d’autres choses avec eux. Il y a mille façons de vivre sa grand-parentalité. Certains grands-parents ne veulent pas changer leur mode de vie pour consacrer du temps à leurs petits-enfants, mais ils sont peu nombreux. À l’École des grands-parents européens, je vois surtout des grands-parents qui profitent de leur jeunesse  pour s’investir dans leur rôle. Ils vont chercher leurs petits-enfants à l’école et les accompagnent au musée ou au cinéma, par exemple.

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Quel lien se tisse entre le tout-petit et ses grands-parents ?

É. J. : C’est un lien d’amour. Nos petits-enfants, nous les aimons sans condition, comme ils nous arrivent, et c’est une vraie richesse pour eux comme pour nous ! Ce lien commence à se tisser dès les premiers contacts. Très vite, le bébé reconnaît ses grands-parents. Il les repère par exemple à leur voix, qui peut ressembler à celle de son papa ou de sa maman, et il trouve souvent en eux un certain apaisement. Ce lien, qui se crée très tôt, est important car il détermine la relation à long terme entre l’enfant et ses grands-parents. Il évolue ensuite quand l’enfant grandit mais, dans tous les cas, il reste très fort s’il a été construit dans la toute petite enfance.

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En quoi cette relation est-elle différente de celle que le bébé a avec ses parents ?

É. J. : Les grands-parents ont souvent plus de recul et d’expérience. Ils ont déjà eu des enfants et savent comment cela se passe. Ils n’ont donc pas l’anxiété que les parents peuvent ressentir, surtout avec le premier enfant. Ils se posent moins de questions et cette confiance leur donne un aspect sécurisant pour les parents comme pour le bébé. De plus, les grands- parents ont souvent plus de disponibilité que les parents. Le bébé va le ressentir et sa relation avec ses grands-parents va donc être particulièrement apaisante pour lui.

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Quel rôle les grands-parents jouent-ils dans l’éducation du tout-petit ?

É. J. : Leur place est importante, mais pas toujours facile à trouver. Normalement, les grands-parents n’ont pas de rôle éducatif à jouer auprès de leurs petits-enfants. Et pourtant… ils en jouent quand même un, sans le dire et sans le vouloir, simplement parce qu’ils ont le souci de donner de bonnes habitudes à leurs petits-enfants. Ce n’est pas une priorité, mais si nous pouvons les faire bien dormir ou s’ils deviennent propres chez nous, alors c’est une petite fierté ! L’important est de ne pas être trop envahissants pour les parents. C’est vrai que l’émerveillement que nous avons pour nos petits-enfants nous amène parfois à nous les approprier, mais nous ne devons pas oublier que ce sont les parents qui doivent être au plus près du bébé en matière d’éducation. Il faut donc éviter de leur donner trop de conseils ou de leur dire que ce n’est pas comme ça que l’on fait, même s’ils peuvent faire parfois, comme nous l’avons fait avant eux, des erreurs. Sinon, cela risque de causer des rivalités que les tout-petits ressentent et qui peuvent les perturber.

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Une association multifonction

L’École des grands-parents européens (EGPE) est l’une des plus grandes associations de grands-parents en France. Elle compte plus de 500 adhérents à Paris et une quinzaine d’EGPE en régions. Son objectif depuis 20 ans ? Créer du lien entre les générations ! Elle a plusieurs pôles d’action. 

• Un pôle « écoute », avec une ligne téléphonique dédiée aux grands-parents (01 45 44 34 93). Les membres de l’association les écoutent et les conseillent. Ils peuvent aussi, si besoin, organiser une médiation pour aider les grands- parents à entrer en relations avec les parents de leurs petits-enfants. 

• Un pôle « solidarité », avec des activités qui mettent en relations différentes générations : par exemple, des ateliers de langage dans les écoles maternelles animés par des grands-parents bénévoles. 

• Un pôle « réflexion », avec des colloques concernant la position des grands-parents d’aujourd’hui, leur statut, leurs droits dans la société…

Plus d’infos : www.egpe.org

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Élyette Joubert est vice-présidente de l’École des grands-parents européens et responsable de la commission « intergénération et lien social » de cette association. Cette enseignante à la retraite est aussi une grand-mère très proche de ses cinq petits-enfants.

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Dossier réalisé par : Elise Rengot

Illustration : © Laurent Simon

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Bayam la première expérience numérique pour les enfants de 3 à 11 ans http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/bayam-premiere-experience-numerique-enfants-de-3-a-11-ans http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/bayam-premiere-experience-numerique-enfants-de-3-a-11-ans#respond Wed, 15 Feb 2017 16:07:09 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1052 Le nouveau Bayam 3/11 ans est bien plus qu’une application, c’est une expérience de jeu et de découvertes unique, qui s’adapte à l’âge de l’enfant, sans pub et sécurisée ! Disponible sur tablette, smartphone et ordinateur.

Bayam, c’est des découvertes interactives, des jeux, des dessins animés, et des activités créatives. Des contenus sélectionnés âge par âge entre 3 et 11 ans.

Les petits vont vivre leurs premières découvertes. Ils auront l’occasion d’être pompier, boulanger ou coiffeur grâce aux petits métiers de Sacha. Ils peuvent également élever leur propre dinosaure ! Les plus grands auront l’occasion de nourrir leur soif d’apprendre en partant à la rencontre des animaux trait pour trait et découvriront également chaque jour, la réponse à une question existentielle grâce à « 1 jour une question »

 

    • Les contenus et activités proposés sont 100 % adaptés à l’âge de l’enfant. Des dessins animés, des découvertes interactives, des jeux et des activités créatives. Tous les contenus sont créés ou sélectionnés par les équipes Bayam.

 

    • La découverte par le jeu. Selon son âge, votre enfant joue à être pompier, élève son dinosaure, part explorer le système solaire, enquête à l’époque des déesses égyptiennes…

 

    • Les héros préférés des enfants sont dans Bayam : les comptines et devinettes de Petit Ours Brun, les jeux de logique SamSam, l’imaginaire et les blagues d’Ariol, Tom-Tom et Nana, Toto…

 

    • La créativité de votre enfant à l’honneur ! Dans Bayam votre enfant colorie, invente, dessine, participe à des défis, crée avec des sons, apprend le photomontage.

 

 

  • Dans son espace personnel, il retrouve ses contenus favoris et ses créations. Avec la messagerie sécurisée Bayam, votre enfant partage ses créations Bayam avec ses proches et c’est vous qui personnalisez son carnet d’adresses.
  • Des surprises ! Chaque mercredi, Bayam propose de nouvelles découvertes, séries animées, jeux ou ateliers âge par âge. Et chaque jour, des recommandations rien que pour votre enfant !

 

De 3 à 5 ans : 2 nouveautés chaque mercredi + 1 recommandation personnalisé par jour
De 6 à 8 ans : 3 nouveautés chaque mercredi + 3 recommandations par jour
De 9 à 11 ans : 2 nouveautés chaque mercredi + 5 recommandations personnalisées par jour + les tops des Bayamis

  • Une expérience 100% confiance :

Aucune publicité : Bayam est une application 100% dédiée aux enfants sans aucune publicité. Une sécurité qui rassure les parents soucieux de ne pas exposer leurs enfants à un contenu inapproprié et intrusif
Une interface sécurisée : Bayam est une application que l’on télécharge sur son smartphone, sa tablette ou son ordinateur. L’enfant n’est jamais directement sur internet.
Contrôle parental : les parents configurent le profil de leur enfant avec sa date de naissance, la garantie d’un contenu 100% adapté à son âge.

Les équipes Bayam regroupent les éditeurs numériques du groupe Bayard et Milan jeunesse, créateur pour enfants et leader en presse, édition et audiovisuel.

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Bébé et l’animal de compagnie http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/bebe-lanimal-de-compagnie http://www.picoti-magazine.com/dossiers-parents/bebe-lanimal-de-compagnie#respond Wed, 18 Jan 2017 10:00:29 +0000 http://www.picoti-magazine.com/?p=1029 Les animaux de compagnie sont environ 63 millions en France, presque autant que la population française, et ce chiffre ne cesse de croître. Remèdes à la solitude pour certains, les animaux répondent sans doute à un besoin affectif pour beaucoup d’adultes. Qu’en est-il pour les enfants ? La spécialiste Marine Grandgeorge répond à nos questions.

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Comment bébé perçoit-il les animaux ?

Marine Grandgeorge : Une étude scientifique, réalisée en 2002, a montré que le bébé était très sensible aux traits du visage, que ce soit des humains ou des animaux. Pendant l’étude, des bébés de 6 mois ont été capables de distinguer deux visages de singes distincts alors même que des enfants plus grands ou des adultes n’y arrivaient pas. Cette faculté semble donc se perdre en grandissant. Mais, entre 9 et 12 mois, l’enfant commence à différencier l’animé de l’inanimé. Durant cette même période de vie, la catégorie « animal » est mise en place. Pour comprendre cela, des chercheurs canadiens ont étudié l’attitude des enfants face à un objet, face à un humain, et enfin face à un animal, tous trois inconnus. Les comportements mis en place par le bébé face à l’animal étaient une combinaison, un assemblage, de ceux provoqués par un objet (recherche rapide de contact, prise en main, peu de sourires) et ceux provoqués par un humain (forte attention de longue durée). Cela montre bien que l’animal est mis dans une catégorie à part, pour laquelle le bébé a un intérêt majeur. Le concept d’animal s’affine avec le temps. Dès l’âge de 2 ans, les enfants adoptent des comportements différents selon les espèces animales  qu’ils rencontrent (chien, lapin ou oiseau). Enfin, si la forte attirance pour l’animal est assez commune vers 2 ans, nous observons vers 3 ou 4 ans une forme de crainte vis-à-vis d’un animal nouveau.

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Quelle relation se tisse entre le tout-petit et l’animal de compagnie ?

M. G. : Dans notre société occidentale, les animaux entourent les enfants dès le plus jeune âge, qu’il s’agisse de figures d’animaux (comme les ours en peluche) ou d’animaux réels. L’animal fait donc partie de leur vie quotidienne et un lien très fort peut vite s’installer entre le jeune enfant et son animal. Dans neuf cas sur dix, les enfants citent l’animal du foyer comme un membre à part entière de la famille.

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Qu’apporte l’animal de compagnie à l’enfant ?

M. G. : L’animal peut être bénéfique pour le développement de l’enfant à tout âge. Chez les tout-petits, les animaux sont source de motivation dans l’apprentissage de la motricité, comme la marche ou le « quatre pattes ». L’enfant va imiter l’animal ou va être poussé à le suivre. L’animal est aussi un moyen d’apprendre des règles de vie : respecter des moments de calme (quand l’animal veut se reposer), adapter ses gestes, ne pas être brutal… De fait, cela aide l’enfant à grandir. L’animal a aussi un grand rôle affectif. Le tout-petit peut prendre confiance en lui dans les activités qu’il va réaliser avec son animal, comme lancer une balle, donner une consigne pour que l’animal lui obéisse. C’est une forme de récompense ! Ce rôle de petit « maître » va ainsi donner beaucoup de confiance intérieure à l’enfant. Enfin, l’animal est aussi pour l’enfant un confident, un ami, qui ne juge pas et qui apporte tendresse et consolation si besoin.

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Les parents doivent-ils prendre des précautions particulières ?

M. G. : Bien entendu, la cohabitation entre un animal et un tout-petit ne doit pas se faire dans n’importe quelles conditions. On ne laissera jamais un jeune enfant seul avec un animal, aussi gentil ou docile qu’il puisse paraître. Si l’animal est stressé, ne se sent pas bien et a des comportements inquiétants, c’est à l’adulte de savoir repérer ces signes, et non à l’enfant, qui ne sait pas encore les décrypter. Le parent, ou tout adulte, a un rôle d’éducation à ces moments-là, comme lors de situations plus globales : par exemple, ne pas caresser son chien ou son chat pendant qu’il mange. De même, l’adulte doit apprendre très tôt à l’enfant à respecter des règles d’hygiène toutes simples, comme se laver les mains après avoir manipulé un animal.

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Et dans les crèches ?

Il existe actuellement en France de nombreuses initiatives d’introduction d’animaux en crèche. L’une d’elles, Patouille et compagnie, en Bretagne, a notamment reçu les lauriers de la Fondation de France 2016,
qui récompense des initiatives originales autour du vivre ensemble et de l’éducation.

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Marine Grandgeorge est maître de conférences en éthologie animale et humaine à l’université de Rennes 1. Spécialiste de la relation humain-animal, elle étudie également les bienfaits de la présence animale auprès d’enfants autistes.


Dossier réalisé par : Émilie Bélard

Illustration : © Clothilde Delacroix

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